Contribution à l’écriture du Projet de territoire

Commentaire sur la base de la restitution des travaux des commissions mixtes à la séance plénière : Moulis 23 juin 2016
Commission environnement
Chap. 8 Énergie- climat- Enjeux, il est écrit : « meilleure valorisation de la richesse hydroélectrique, amélioration des rendements » Les lois physiques étant ce qu’elles sont et en particulier l’énergie cinétique liée au déplacement de l’eau, il revient à l’exploitant titulaire de la concession hydraulique d’en utiliser toutes les potentialités et je crois que cela est fait. Il ne me semble pas que la collectivité territoriale soit en mesure d’intervenir dans ce domaine.
Par contre la collectivité peut exprimer sa volonté de voir conserver aux opérateurs historiques, l’exploitation de ces ouvrages hydroélectriques payés pour la plupart par les contribuables français, faisant partie du patrimoine national, largement amortis, produisant un KW peu cher et écologique. Elle peut manifester son souhait qu’ils ne soient pas bradés à des « intérêts privés » à l’occasion du renouvellement par l’Etat des concessions hydrauliques fusse sous injonction de l’Europe.
Il est écrit : «…. et maîtrise l’implantation de nouvelles centrales » C’est avec plaisir que je note une évolution positive dans la rédaction. En effet la prolifération de ces micro, voir pico centrales le long de nos rivières réalisées par des opérateurs privés en quête de » bons placements » outre qu’elles contribuent à dégrader fortement l’état écologique de ces dernières ne présentent aucun intérêt pour la nation. Le rachat obligatoire par EDF de toute l’électricité produite par ces installations à un prix surévalué coûte fort cher au consommateur car financé en partie par la contribution au service public de l’électricité (CSPE) taxe en constante augmentation. Prélevée sur chaque facture payée par chaque abonné cette CSPE dont le montant double quasiment tous les ans sert également à financer le surcoût du rachat obligatoire par EDF de la production des toutes les installations ENR mises en œuvre par des opérateurs privés.
Aussi lorsqu’il est écrit « Augmentation des production en ENR » il convient de préciser.
1) Comme dit ci-dessus il faut en accepter le coût et l’incidence sur le prix du KW/h vendu au consommateur. Jusqu’à maintenant la France produisait un KW des plus sûrs et des moins chers d’Europe. Avec la modification du mix énergétique il est à craindre que le prix du KW/h Français se rapproche du prix du KW/h Allemand (aujourd’hui quasiment le double)
2) Il convient de préciser également de qu’elle production en ENR l’on veut :
 Une production aléatoire type éolienne ou photovoltaïque. Cette production n’étant pas en adéquation avec la courbe de consommation du pays, le gestionnaire du réseau national doit disposer en France, de moyens de production de substitution type centrales au fuel ou à gaz immédiatement mobilisables (le courant électrique n’est pas pour l’instant stockable à un prix acceptable) Le bénéfice pour le climat est donc nul et la pollution aggravée. C’est ce que l’on constate en Allemagne où le gestionnaire du réseau mobilise des centrales brûlant du charbon pour pallier les insuffisances de ce type d’installations ENR.
 Une production permanente type méthanisation ou plus généralement utilisation de la biomasse. Cette filière à mon avis devrait retenir toute l’attention et bénéficier d’efforts importants au niveau de la recherche.
Dans le Couserans l’utilisation du bois ne peut que présenter des avantages qu’il conviendra d’encourager.
Commission économie
C’est ce qui est dit dans le chapitre « orientation 4 investir des filières en devenir »
« S’appuyer sur les ressources locales en s’engageant dans un plan de développement des ENR : (dont biomasse) en développant les initiatives et les innovations dans la filière bois….
Je partage ce point de vue .
Robert ROUDIL Cescau

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *